Friday, January 28, 2005


Magma...

Monday, January 24, 2005

Daft Punk - Human after all

Ils sont de retour. Daft Punk, c'est un peu comme William Gibson ou Woody Allen : un petit côté confortable (dès les premières minutes, on se sent en terrain connu) mais toujours de l'étonnement et des découvertes, parce que ce genre d'univers est suffisamment vaste pour souffrir des milliards de combinaisons et recombinaisons, suffisamment proche pour que de toute façon je trouve à m'y projeter.
On retrouve donc la même formule italo disco fauchée chez Moroder, carrossée à Detroit et parfumée à Cologne, la même capacité à faire fonctionner un titre sur un gimmick idiot-mais-génial (Steam machine), toujours l'enchaînement impeccable des titres - cet album, je peux déjà lui prévoir chez moi le même avenir (brillant comme une boule à facettes) de pilier de discothèque que pour ses deux prédécesseurs ; mais une place à part, à la fois dans leur discographie (cet album est dur, agressif, frénétique...) et dans le panthéon des dieux du dancefloor qui canalisent inlassablement ces énergies électroniques qui secouent les parquets depuis six ou sept lustres Morgan Geist, Daniel Wang & Co (les pros du son classique, la nostalgie du futur), Felix Da Housecat (le son déjà house, la nostalgie du passé) : ... dureté et agressivité résolument tournées vers le futur, Daft Punk a pondu la BO parfaite pour ces années 2000 qui refusent de ressembler à une utopie et leur frénésie technologique.