Friday, March 04, 2005

Inspirations, respirations...

Je découvre le "Leader of the pack" des Shangri-Las qui ouvre l'excellente compilation "The best of the girl groups" et je suis frappé de constater à quel point ce morceau a inspiré plusieurs morceaux de la BO du Rocky Horror Picture Show, dans le fond comme sur des petits détails.
Le Time Warp dudit RHPS étant d'ailleurs repris par les indécrottables Alvin & the Chipmunks sur cet excellent blog consacré aux reprises.
Et puisqu'on parle de blogs intéressants, celui de Frantico n'est pas monstrueusement original, mais se lit quand même bien, et j'aime beaucoup les différentes incarnations de sa (mauvaise) conscience.

Thursday, March 03, 2005

Asmus Tietchens - Litia

ça mériterait des explications plus détaillées et ça les aura peut-être un jour, mais en attendant, se souvenir que cet album (et plus généralement les autres de ce monsieur) sont ce que j'ai entendu de plus innovateur, inclassable, enthousiasmant et tout simplement beau depuis très longtemps en matière de musique électronique. Et ce n'est pas faute de méconnaissance du domaine ou de manque d'intérêt pour ce qui s'y fait de nouveau. À peu près tout le répertoire des références possibles passe à travers le disque, et pourtant il y a clairement à l'oeuvre une personnalité unique derrière tout ça ; le type se prétend inspiré par Cioran, mais cette musique respire plutôt la joie de vivre ; se déclare disciple de Stockhausen, mais chacun de ces petits morceaux est mélodique, enfantin, facile d'accès, et suit des règles de composition relativement classiques (des motifs récurrents, des rythmes binaires, des refrains, tout ça), on imagine assez bien certains titres sortir en single ou être utilisés pour des films - plutôt des dessins animés d'ailleurs.
On notera aussi l'existence de In die Nacht, compilation de vieux morceaux qui n'ont pas pris une ride sortie il y a quelques mois, le tout chez Sky Records, plutôt connu pour sortir le catalogue de tenants teutons de l'électronique tétanisée.

Tuesday, March 01, 2005

Maximilian Hecker / Pokett / One-Two au Café de la Danse (280205)

Triple affiche pour finir ce mois :
- tout d'abord Pokett, grand garçon sympathique et un peu maladroit, qui enfile des chansons tristes accompagné de sa seule guitare et dans un anglais à peine moins approximatif dans sa grammaire que dans son accent. Ce n'est pas que ce soit totalement mauvais ou irrépressiblement antipathique, c'est juste que c'est quand même léger ;
- pour suivre, One-Two, quatre gars qui participent à un retour des costumes classiques, une correction vestimentaire qui n'est malheureusement pas l'apanage de la plupart de leurs collègues, et qui est hélas ruinée par des cravates mal nouées, voire des pans de chemise dépassant du pantalon. Quand ils ne sont pas occupés à s'habiller en faisant de l'humour, ils font de la musique en faisant de l'humour, ce qui implique des blagues drôles de temps en temps, et des comptines pop fauchées chez Blur, mais en plus flou puisque c'est du sous-Blur : paroles moins maîtrisées (mais pleines d'humour) et arrangements pleins d'énergie (et d'humour) mais un peu approximatifs. Heureusement, ça décolle vers la fin du concert : le tempo s'accélère, on arrête de prêter attention aux paroles, le groupe commence à fonctionner comme tel... On aurait tendance à les classer avec Pokett dans la catégorie des gens qui nous sont sympathiques, et nous le seront encore plus quand ils se décideront à chanter en français - je suis quand même curieux de mettre la main sur un album (le stand à la sortie ne vendait que du Hecker) ;
- et enfin la star de la soirée, le berlinois chéri de ces dames, impeccable avec ses os moulés dans un pull blanc, entouré d'un groupe apparemment plus "pro" que la dernière fois dans ces lieux. Je n'ai pas une très bonne connaissance de sa discographie, mais j'ai eu l'impression qu'il jouait surtout des titres du dernier et troisième album au début, avant de se plonger dans les vieux titres ensuite, mais je n'ai pas reconnu mon morceau (de loin) préféré, "Infinite love song". Quatre rappels pour faire plaisir à une salle pleine de fans, dont Song For Kate Moss dont il nous expliquera dans son neuropéen caractéristique (et manifestement craquant pour la gent féminine surreprésentée ce soir) qu'elle était prévue pour Chan Marshall, et puis s'en va, laissant l'impression d'un beau cristal, techniquement parfait et aussi pur que sa voix haut perchée sous son voile, mais un peu trop froid - impression se dissipant à chaque fois qu'il se retrouvait seul avec sa guitare ou son clavier (avec gros morceau de scotch pour dissimuler la marque), pour revenir dès que ses musiciens viennent exécuter une volée de post-rock techniquement parfait.
Un jour, ce garçon fera probablement de très belles choses. En attendant, on se contente de chercher sous de jolies choses des morceaux de beauté, et comme on en trouve parfois ce n'est pas si mal.

(Photos : http://www.nonewsweb.com/photos/)